Question Danse & energie



salut albert
je suis une étudiante en 1ere S et j’aimerai savoir quelles sont les depenses énergetiques d’une danseuse ainsi que les conséquences d’une sous-alimentation dans le milieu de la danse classique
merci d’avance

Réponse

  • Bien que la question soit difficile car tout dépend du type de danse et de son intensité, les ouvrages que j’ai pu consulter donnent des valeurs comprises entre 4 et 7 kcal / mn.
    Prenez 4 pour les efforts modérés et 7 pour les efforts intenses, avec une valeur moyenne à établir pour certains exercices.
    Pour les sportives du sexe féminin, les troubles du comportement alimentaire entraînent des troubles différents selon que l’on se trouve avant ou après la puberté.
    Retard pubertaire chez les premières.
    Cycles menstruels irréguliers ou carrément aménorrhée chez les autres
    Avec dans tous les cas des risques de blessures musculaires et tendineuses, de déshydratation, de troubles ioniques, vitaminiques, anémie par manque de fer, ostéoporose, fractures de fatigue.
    Il faut savoir également que pour les troubles hormonaux du type aménorrhée, on les retrouve dans le surentraînement. Une diminution de la masse grasse et l’exposition aux stress provoquent une diminution de la production d’œstrogènes.
    La cause est évidente : certaines sportives estiment que l’exercice physique ne suffit pas pour garder la silhouette qui correspond à la minceur idéale qui est indispensable à la danse classique. Elles se mettent au régime , se font vomir, prennent des laxatifs et des diurétiques. Elles ont une altération du comportement alimentaire. Il faut identifier rapidement ce type de sportives qui vont déclencher des troubles menstruels (aménorrhée) et de l’ostéoporose.
    Voici pour développer le sujet une réponse donnée à Gautier récemment :
    « Les danseurs, comme tous les sportifs, devraient avoir une alimentation normalement enrichie en glucides, en fonction de leur sport, de sa durée et de son intensité, mais il arrive parfois que pour des raisons liées à l’esthétique, certains danseurs et danseuses ont volontairement réduit leur apport calorique quotidien. Mais des études sérieuses montrent aussi que si les danseurs sont de plus en plus fins et longilignes, ceci est d’avantage dû à une sélection et à un travail musculaire des muscles fins plus qu’à une privation alimentaire. J’ai trouvé une étude sur ce sujet dans « cinésiologie 2000, N° 194, 39ème année », page 153 à 157. Le titre de l’article est : « Danse et comportement alimentaire : étude versus témoin d’une population de danseurs jazz professionnels » L’auteur est Seznec J. C. psychiatre médecin des arts et du sport. Unité de recherche, service de Psychiatrie, CHU Bicêtre, 78 rue du général Leclerc 94270 Le Kremlin Bicêtre.
    N’hésitez pas à revenir poser des questions pour mieux traiter votre sujet car il est d’une importance capitale et de nombreux danseurs et danseuses devraient en tenir compte.
    A très bientôt.
    AC


0 vote



Inscrivez-vous à notre NEWSLETTER, recevez nos CONSEILS et tenez-vous au courant de l'actualité médico-sportive