Question Genes



bonjour professeur.
je voulais savoir s’il existe un gène qui favoriserait quelqu’un pour ê^tre sportif de haut niveau par rapport à un autre.
si oui est-ce que celui qui n’a pas ce gène ne peut automatiquement pas être sportif de haut niveau ? je vous serez gré de me dire si tout le monde possède le gène mais dont l’allèle serait recessif ?
votre réponse me guidera énormément.
merci d’avance professeur

Réponse

  • Xavier,
    Voici quelques réponses déjà données sur le site à ce sujet :
    Vous avez dans vos cellules une partie des gènes de votre mère et une partie de votre père ce qui vous fait l’héritier de toute une série de générations. Si dans l’une des deux familles (paternelle ou maternelle) il y a eu des sujets doués pour le sport, si les dispositions génétiques sont favorables à une grande taille, à un développement musculaire important, vous avez effectivement plus de chances de devenir un bon sportif que celui qui naît dans une famille qui n’a pas eu d’ancêtres prédisposés au sport.
    Mais si les gènes ne veulent pas se manifester en vous et attendre d’autres descendants, vos propres enfants par exemple, vous ne serez pas un grand sportif comme papa.
    On suppose que la taille et la capacité des organes qui sont importants pour devenir un bon sportif dépendent pour 65 % environ des facteurs génétiques. Le reste, 35 % environ des qualités physiques de l’enfant vont dépendre de l’apprentissage et du travail d’entraînement pendant la croissance.
    Par conséquent, si votre père a été doué pour le duathlon, vous avez 65 % de chances de l’être aussi, mais il faudra travailler ce don pour améliorer de 35 % vos résultats. C’est dans ces 35 % que vous devez améliorer vos performances.
    La génétique est importante car elle fixe le pourcentage de fibres musculaires rouges et blanches. Pour des raisons génétiques, par exemple, les sujets de race noire sont doués pour le sprint. Ils ont un fort % de fibres blanches dans leurs muscles. Ce sont des fibres rapides.
    Mais il existe en Afrique orientale un pays qui s’appelle l’Ethiopie, où des jeunes enfants font plusieurs dizaines de kilomètres en courant par jour, pour aller à l’école. Ils ont travaillé depuis leur plus tendre enfance les fibres rouges lentes et ils deviennent des champions de marathon. Ils ont probablement des conditions génétiques favorables, mais le % non génétique a été poussé au maximum.
    Mais la génétique peut jouer aussi de mauvais tours.
    Des spécialistes de la musculation confirment par exemple que certains sportifs manquent de souplesse aux chevilles, parfois à cause de leurs origines génétiques, ce serait assez connu chez les sportifs de race noire. Ceci limite les possibilités de musculation des mollets.
    Par contre le dopage génétique déjà arrivé chez la souris, va bientôt être appliqué à l’homme. Lisez le document suivant
    http://www.plosbiology.org/plosonline/?request=get-document&doi=10.1371/journal.pbio.0020294
    il est récent et angoissant !
    Et voici pour terminer un extrait du journal médical JIM que je cite :
    « Les athlètes australiens ont ramené au pays 49 médailles, dont 17 en or, ce qui leur a permis de terminer quatrième, devançant l’Allemagne, le Japon ou encore la France, qui comptent pourtant des populations bien plus importantes. Les jeux d’Athènes à peine achevés, les Australiens n’ont qu’une idée en tête, conserver cette place de leader. Pour atteindre cet objectif, tous les moyens sont bons, même et semble-t-il surtout, la sélection génétique. Numéro un dans cette course à la performance, les chercheurs du laboratoire Prince Alfred de génétique moléculaire et clinique de Sydney n’ont pas perdu de temps. Etudiant des échantillons d’ADN, prélevés chez les plus grands champions australiens, ils affirment avoir identifié un gène de la puissance et un gène de l’endurance. A partir de ces découvertes, les scientifiques australiens n’hésitent pas à imaginer des programmes de sélection. Ron Trent, directeur des tests génétiques du laboratoire confirme en effet son ambition en déclarant : « Nous identifions les gênes importants afin de nous permettre d’améliorer l’entraînement ou de réorienter un sportif vers des disciplines dans lesquelles il devrait être plus performant »
    Sans commentaire
    AC


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