Infiltrations chez le sportif



C’ est une injection avec seringue d’un médicament destiné à diffuser localement dans la zone où se trouve la pointe de l’aiguille.
Contrairement aux anesthésiques généraux qui modifient la conscience et qui sont utilisés pour nous endormir dans les interventions chirurgicales, les anesthésiques locaux ne modifient que la perception de la douleur.
On peut en utiliser certains mais pas la Cocaïne. Ce sont des produits utilisés depuis 1935 : Procaïne, Tétracaïne, Lidocaïne, Bupivacaïne, Mépivacaïne... On accepte également que l’infiltration contienne, dans la même seringue, des produits qui diminuent le diamètre des vaisseaux sanguins qui apportent la sang à la zone douloureuse, comme par exemple de l’Adrénaline.
Les injections autorisées doivent être locales, c’est à dire uniquement localisées à la partie lésée. On n’injecte pas dans une veine.
On autorise également les injections faites dans une articulation, genou, coude, épaule ... On utilise souvent ces produits pour calmer les douleurs dentaires.
Toutes les sensibilités disparaissent et la zone infiltrée ne sent plus ni la douleur, ni le froid, ni le chaud, ni le contact ni la pression pendant 1/2 heure à 1 heure dans le meilleur des cas.
Pour ne pas que le sportif prétende avoir reçu ces substances à son insu, dans le cas où ces médicaments seraient prescrits par un médecin ignorant que son patient pratique un sport, (surtout de compétition, souvent avec une licence dans une fédération sportive), la loi impose au sportif d’informer ce médecin qu’il fait une piqûre à un sportif. On doit aussi déclarer à l’autorité médicale compétente le motif de l’injection, la dose injectée et la méthode utilisée, que se soit avant, pendant ou après la compétition.
Le médecin est forcément au courant des effets indésirables du produit injecté et il doit informer son patient par écrit du fait que certains produits contiennent un principe actif soumis à restriction, dont l’utilisation doit être par conséquent limitée, pouvant induire une réaction positive aux tests pratiqués lors des contrôles antidopage selon les concentrations urinaires atteintes. (loi N° 99-223 du 23.3.99) Nous avons recensé dans le "Vidal" qui est le livre rouge de référence des spécialités à la disposition des médecins, environ 29 spécialités de médicaments contenant de la Tétracaïne, 14 de la Procaïne et 31 de la Lidocaïne, sans compter la Benzocaïne et la Butacaïne. ) Soyez prudents !


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