Question Altitude



BONJOUR,
Je pratique la course à pieds et la course de montagne depuis environ 10 ans, courir en montagne me passionne mais depuis 4 ans environ, sur les courses de plus de 50 kms à 120 kms,grand raid et autres,je fais probablement une hypo, vomissement, faiblesse qui me forcent à abandonner ou à faire une longue pause, j’ai essayé d’améliorer mon alimentation, gérer mon stress, prendre moins de sucre, faire des menus repas en course, mais rien n’y fait, après une grosse fatigue au bout de 30 à 40 kms, l’état de mon corps change complètement, est-ce possible que mon corps ne supporte plus ce genre d’effort,mon meilleur temps en montagne était en 1995, sur 121kms avec 6376m de dénivelé positif, 19h58 le Grand-raid de la Réunion, je fais également qq petites courses de route mais que faire pour améliorer cet état de mal être qui m’arrive en pleine course ? Merci par avance de me répondre.Henry J.Max


REPONSE

Jean-Max,
Je remarque que vous avez 40 ans si je ne ma suis pas trompé de fiche, et que vous prenez vos repaires sur 10 ans en arrière, ce qui n’est pas une comparaison possible. Ce que vous décrivez ressemble effectivement à de l’hypoglycémie, mais vous avez essayé de corriger et le résultat est le même, mais cela ressemble aussi au mal des montagnes provoqué par un manque d’oxygène dans des conditions difficiles d’altitude.
Voici une réponse déjà donnée sur ce sujet. Revenez si besoin
Laurence,
Vous savez que quand on s’élève, on a de moins en moins d’air sur nous. Donc la pression barométrique diminue avec l’altitude. Comme l’oxygène de l’air est responsable d’un % de cette pression, plus on monte et plus la pression de l’oxygène de l’air diminue.
La pression de l’oxygène de notre sang dépend de la pression de l’oxygène de l’air inspiré. Donc plus on monte et plus le contenu en oxygène de notre sang diminue.
Les muscles ont besoin d’oxygène pour fonctionner. Dès que l’on est en grande altitude le moindre effort exige des volumes d’oxygène que le sang est alors incapable d’apporter.
Si vous aviez eu la curiosité de lire « test de connaissance » colonne de gauche de la page d’accueil, vous auriez trouvé le texte suivant :
1 / Le “ mal aigu des montagnes bénin ” est du au fait que le sujet respire de l’air dont la pression en oxygène est trop basse. VRAI / FAUX

VRAI : Vous avez raison.
A partir de 2000 mètres, la pression de l’oxygène dans l’air (pO2)est de l’ordre de 125 mm de Hg au lieu de 150 au niveau de la mer. Cette diminution suffit pour que 15 % des randonneurs ressentent le mal aigu des montagnes. A 4000 mètres, (pO2 = 97 mm Hg) on trouve 60 % de sujets atteints.
FAUX : Vous vous trompez.
A partir de 2000 mètres, la pression de l’oxygène dans l’air (pO2)est de l’ordre de 125 mm de Hg au lieu de 150 au niveau de la mer. Cette diminution suffit pour que 15 % des randonneurs ressentent le mal aigu des montagnes. A 4000 mètres, (pO2 = 97 mm Hg) on trouve 60 % de sujets atteints.

2 / Les signes du mal aigu des montagnes sont uniquement les maux de tête, la fatigue et l’insomnie. VRAI / FAUX

VRAI : Vous vous trompez.
Il y a bien les maux de tête (céphalées), la fatigue et l’insomnie, mais aussi des troubles digestifs : perte d’appétit (anorexie) nausées et vomissements. Il suffira de se reposer et de prendre un peu d’aspirine.
FAUX : Vous avez raison.
Il y a bien les maux de tête (céphalées), la fatigue et l’insomnie, mais aussi des troubles digestifs : perte d’appétit (anorexie) nausées et vomissements. Il suffira de se reposer et de prendre un peu d’aspirine.

3 / Ces signes disparaissent en 2 à 3 jours quand le sujet est acclimaté. VRAI / FAUX
VRAI : Vous avez raison.
Ces signes apparaissent au bout de quelques heures (moins de huit en général) et persistent 2 à 3 jours.
FAUX : Vous vous trompez.
Ces signes apparaissent au bout de quelques heures (moins de huit en général) et persistent 2 à 3 jours.

4 / Si un sujet monte trop vite et trop haut, il court des risques graves par œdème pulmonaire et cérébral. VRAI / FAUX

VRAI : Vous avez raison.
Au delà de 3500 m on peut constater une fatigue extrême, une respiration très forte, une coloration violacée de la peau, une toux et même de la fièvre. Ce sont des signes faisant craindre l’œdème pulmonaire. Des pertes de connaissance, un comportement anormal, de très forts maux de tête, des vomissements et parfois un coma sont les signes d’un œdème cérébral.
Ce sont des urgences médicales car le sujet non traité risque de mourir. Il faut redescendre au moindre signe anormal et consulter un médecin.
FAUX : Vous avez tort.
Au delà de 3500 m on peut constater une fatigue extrême, une respiration très forte, une coloration violacée de la peau, une toux et même de la fièvre. Ce sont des signes faisant craindre l’œdème pulmonaire. Des pertes de connaissance, un comportement anormal, de très forts maux de tête, des vomissements et parfois un coma sont les signes d’un œdème cérébral.
Ce sont des urgences médicales car le sujet non traité risque de mourir. Il faut redescendre au moindre signe anormal et consulter un médecin.

5 / Il existe un test spécial que l’on peut faire avant de partir en altitude pour savoir si on est un sujet à risque au delà de 2500 m. VRAI / FAUX

VRAI : Vous avez raison.
C’est le test à l’hypoxie. On pratique un exercice sous maximal à 30 % de la VO2 max. avec de l’air normal (21 % d’oxygène), puis avec un mélange gazeux appauvri en oxygène comme à 4800 m (11,5 %) sous contrôle médical, avec surveillance de la respiration et du cœur (électrocardiogramme)
FAUX : Vous avez tort.
C’est le test à l’hypoxie. On pratique un exercice sous maximal à 30 % de la VO2 max. avec de l’air normal (21 % d’oxygène), puis avec un mélange gazeux appauvri en oxygène comme à 4800 m (11,5 %) sous contrôle médical, avec surveillance de la respiration et du cœur (électrocardiogramme)

6 / A partir de 3000 m, pour bien s’acclimater à l’altitude au début du séjour, il suffit de ne monter que 800 m par jour et de reposer une nuit pour recommencer 800 m le lendemain. VRAI / FAUX

VRAI : Vous vous trompez.
Il faut progresser lentement en s’élevant de moins de 400 m entre deux nuits consécutives au-delà de 3000 m au début du séjour.
FAUX : Vous avez raison.
Il faut progresser lentement en s’élevant de moins de 400 m entre deux nuits consécutives au-delà de 3000 m au début du séjour.

7 / On déconseille de dépasser 2500 m d’altitude aux obèses, aux diabétiques nécessitant une forte surveillance, aux migraineux difficiles à calmer, aux hypertendus difficiles à équilibrer, aux asthmatiques sensibles au froid. On l’interdit aux insuffisants respiratoires et aux cardiaques. VRAI / FAUX

VRAI Vous avez raison.
Les insuffisances cardiaques et respiratoires importantes, sont des contre-indications absolues. Pour les autres, ce sont des contre-indications relatives. Cependant, si un accompagnement médical existe, après une préparation correcte, on a vu des diabétiques , des petits insuffisants respiratoires et cardiaques, bien entourés par des médecins spécialistes, gravir des sommets élevés.
FAUX Vous vous trompez
Les insuffisances cardiaques et respiratoires importantes, sont des contre-indications absolues. Pour les autres, ce sont des contre-indications relatives. Cependant, si un accompagnement médical existe, après une préparation correcte, on a vu des diabétiques , des petits insuffisants respiratoires et cardiaques, bien entourés par des médecins spécialistes, gravir des sommets élevés.
Jean-Max, auu besoin faites une épreuve d’effort.


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