Question Capillarisation



Bonsoir, je voudrais connaître les causes, les facteurs de la croissance vasculaire, suite à un entraînement en endurance en aérobie et en résistance. J’ai entendu que la capillarisation et l’accroissement des ramifications des artères seraient dues au fait que durant un effort, ces vaisseaux seraient soumis à une dilatation ce qui amènerait des modifications. Pourriez-vous m’en dire plus et confirmer ou démentir ces propos.
De même, ce genre d’entraînement améliore les qualités pulmonaires, est-ce du à l’augmentation du volume ou à l’augmentation du nombre d’alvéoles ? Dans tous les cas pourriez-vous m’expliquer les causes de ces modifications ?
En l’attente de réponses, je vous prie d’accepter mes salutations les plus sincères.

Réponse

  • Cette question serait plutôt destinée à des spécialistes de la physiologie cellulaire, mais nous allons essayer de vous fournir une réponse, la plus simple possible, car ce site est destiné à apporter le maximum de renseignements que tout le monde puisse comprendre. Si vous voulez en savoir plus, il faudra me laisser le temps de me renseigner moi-même.
    On ne sait pas encore très bien ce que signifie le mot “ capillarisation ” car c’est à la fois l’ouverture, l’élargissement et l’allongement de capillaires déjà existants, mais aussi la création réelle de capillaires nouveaux.
    Dans un effort d’endurance, le nombre de capillaires ouverts est au moins 40 fois plus important qu’au repos et leur dilatation multiplie par 100 la surface d’échange entre la sang et les cellules ce qui permet de maintenir un temps d’échange normal malgré la forte augmentation du débit sanguin.
    On ne peut pas croire qu’il n’y ait qu’une augmentation des capillaires existants, puisque des chercheurs ont mis en évidence qu’il se forme de nouveaux capillaires et de nouvelles anastomoses et des collatérales. La distribution sanguine intra musculaire est améliorée.
    Certaines causes sont connues. Par exemple certaines artérioles se dilatent dans les muscles, alors que d’autres vont subir une vasoconstriction, comme celles du rein qui voient leur débit qui est de 20 % du débit cardiaque au repos, passer à 1 % au cours d’un exercice maximal. Cette dilatation est due au relâchement des muscles lisses des artérioles et des sphincters précapillaires. Ce sont les conditions métaboliques locales qui gèrent cette dilatation avec principalement l’effet sur les parois capillaires des besoins en oxygène, de l’augmentation de température, de l’acidité, du gaz carbonique, et, selon certains spécialistes, de substances sortant des cellules en hyperactivité (potassium, magnésium, ADP, Calcium)
    Il y a également diminution d’activité des fibres nerveuses adrénergiques. L’adrénaline et la noradrénaline créent une vasoconstriction généralisée, sauf sur les vaisseaux sanguins du cœur et des muscles. L’acétylcholine des neurones sympathiques entraîne une vasodilatation.
    Quant aux vaisseaux sanguins nouveaux, ils seraient formés par l’intervention de certaines hormones que l’on nomme VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) et FGF (Fibroblast Growth Factor) qui sont un peu comparables à l’hormone de croissance.
    Quant aux alvéoles, leur nombre me semble établi une fois pour toutes, ce sont les conditions de leur remplissage et de leur vidange en air qui doivent être liées aux qualités des muscles respiratoires et à l’élasticité de la paroi thoracique. C’est surtout le débit cardiaque qui limite la performance, plus que l’oxygénation sanguine.
    Voilà pour le moment.
    Amitiés sportives
    Cyber@lbert


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