Question Ski



BONJOUR, nous faisons un TPE sur
l’alimentation du sportif, notre problématique étant : les besoins alimentaires sont-ils les mêmes pour différents efforts ? Nous étudions en parrallèle deux sport, le ski de fond et le ski alpin, nous aimerions bien avoir des renseignement sur les besoins spécifiques de ces deux sport et également des besoins en rapport avec la biochimie (puisque nous sommes en série scientifique...) !
Voila, en vous remerciant d’avance !


REPONSE

Arthur,
Le problème n’est pas simple car l’alimentation est à envisager avant l’épreuve, pendant l’effort et en phase de récupération.
De plus les sports choisis font intervenir deux facteurs qui impliquent une réflexion supplémentaire car ce sont des sports effectués dans le froid et en altitude !
Ceci étant pour les implications alimentaires.
En ce qui concerne le métabolisme, il est évident que les deux métabolismes aérobie et anaérobie lactique seront sollicités selon la vitesse et le profil du terrain.
Le ski de fond sera considéré comme étant à prédominance endurance et l’énergie fournie ainsi par le métabolisme aérobie (glycogène, glucose, lipides devenant énergie gaz carbonique et eau après passage par le cycle de Krebs mitochondrial et le transport des électrons de H vers O2 certaines étapes de ce transport d’électrons (par des transporteurs bien connus) permettant de récupérer de l’énergie libre servant à former de l’ATP. Ce sont les fibres rouges aérobies peu fatigables qui sont responsables du maximum de l’effort.
Si la course est très longue, de l’ordre de 4 heures et plus, les réserves de glycogène vont devenir très basses et une hypoglycémie peut s’installer. Pour éviter cela, les cellules commencent à consommer en énergie certains acides aminés, en métabolisme aérobie, puisque certains AA peuvent entrer dans le cycle de Krebs, d’autres AA seront transformés en glucose dans le foie (AA glucoformateurs), ce que l’on nomme gluconéogenèse hépatique. Cette utilisation des acides aminés en énergie ou en glucose suppose que les fonctions aminées qu’ils contiennent subissent leur propre métabolisme. Ainsi on verra apparaître de l’ammonium dans les cellules et le sang, et de l’urée.
La production d’acide lactique existe mais reste faible si la course est longue.
Par exemple après 50 km de fond, il n’y a 4 fois moins d’acide lactique qu’après une série d’épreuves de slalom géant.
Toutes les épreuves de ski rapides et de courte durée, avec effort intense et soutenu, réalisent un fort pourcentage d’énergie par la voie de l’anaérobie lactique.
Dans ce cas, glycogène et glucose suivent la voie de la glycolyse anaérobie lactique qui est extra-mitochondriale et amène à favoriser la transformation du pyruvate vers le lactate. Il y a très peu d’ATP formé, l’acidose sanguine est forte, ce sont les fibres fatigables, blanches et anaérobies qui exercent le maximum de l’effort.
Ski de fond homme consommation d’oxygène la plus élevée de presque tous les sports hommes 85 ml / kg / mn et 70 pour les femmes.
Tous les renseignements métaboliques seront trouvés sur le site suivant :
http://t.verson.free.fr/PHYSIOLOGIE/PHYSIOLOGIE_EXERCICE/PHYSIO-EXERC.htm
Revenez si besoin
AC


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